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Procession de la Fête Dieu

5 Juin 2016, 16:22pm

Publié par WIEN VIENNA VIENNE.......

Depuis plus de 600 ans, des processions d'ostention du Saint Sacrement ont lieu en Autriche à l'occasion du jour (ferié) de la Fête-Dieu (Frohleichnam). Celle du 1er arrondissement est menée par Christoph cardinal Schönborn, après l'office qui commence tôt (08.30, on a zappé). La procession passe devant trois autels amenagés juste à la porte de plusieurs églises et j'ai rejoint le cortège à son arrêt à la Josefplatz (église des Augustins), où se trouve l'entrée de la salle d'apparat de la Bibliothèque Nationale.

Le cardinal, à chaque étape, fait un sermon, qui a évidemment porté sur les sujets chauds du moment, à savoir les migrants et les résultats de l'élection présidentielle. dans une Autriche separée en deux, le conseil du jour a été d'essayer de comprendre l'autre, quel que soit son choix.

La procession a continué pour aller vers Kohlmarkt et Graben, avec nombre de paroissiens, la musique; le defilé des représentants des corporations, les prêtres du Stephansdom (dont le père français P. Nègre qui étudie pour un an et qui officie à Maria am Gestade régulièrement). Puis vient le cardinal sous le dais avec le Saint Sacrement. La procession se termine par les corps constitués politiques, dont le jeune ministre des Affaires Etrangères Sebastian Kurz qui était présent. Ici cela ne pose aucun problème.....

La procession à la JosefplatzLa procession à la Josefplatz
La procession à la JosefplatzLa procession à la Josefplatz
La procession à la JosefplatzLa procession à la Josefplatz
La procession à la JosefplatzLa procession à la Josefplatz

La procession à la Josefplatz

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Visite du Stephansdom

5 Juin 2016, 09:41am

Publié par WIEN VIENNA VIENNE.......

Cela peut sembler idiot, mais nous n'avions jamais visité la cathédrale Saint Etienne en plus de 3 ans de présence ici à Vienne. Certes, nous sommes déjà rentrés à l'intérieur pour assister à des offices religieux, mais jamais nous n'avions été voir en détail cette oeuvre, y compris le trésor.

Or la paroisse francophone a organisé une visite le 4 juin pour une quarantaine de personnes, dont quelques uns purement de passage (ils s'étaient inscrits sur le site de la CCFV), et nous avons eu la chance d'avoir comme guide un éminent médiévaliste, ancien directeur maintenant retraité du musée de la cathédrale et du diocèse, le Prof. Dr. Arthur SALIGER. Autant dire qu'il connait chaque pierre de l'église comme sa poche, et il est capable de citer toutes les influences reçues d'autres édificies religieux en Europe (Angleterre, France, Allemagne et Italie).

La visite, qui a duré plus de deux heures et demie, s'est deroulée en plusieurs parties :

- une explication d'ensemble

- la visite du choeur avec le tombeau de Fréderic III et le retable,

- une porte cachée aux visiteurs avec un tympan du 14ème

- le trésor.

A l'époque de la construction (début en 1137), la ville de Vienne dépend de Passau et est autorisée à construire sa cathédrale qui sera d'ailleurs financée par les citoyens de  la ville. Elle brûle 100 ans plus tard et est reconstruite, puis on ajoute les deux tours sud et nord vers 1400, et aura donc à peu près la forme actuelle avec la tour sud (dite Steffl) de 137 mètres. Bon elle va brûler encore pendant la bataillle de  Vienne en mars/avril 1945 et sera remise en service en 1952.

Juste à côté sera créée l'université de Vienne (il y a 650 ans) qui sera en Europe la troisième après Prague et Cracovie. Sa forme comprend trois absides parallèles qui se terminent par 3 choeurs (le principal, celui des Apôtres et celui des femmes). Il y a peu de vitraux originaux vu l'histoire compliquée et les incendies.

Elle devient evéché assez tardivement sous le règne de Frédéric III empereur de Romains. Celui-ci en a d'ailleurs profité pour y laisser un tombeau en marbre assez gigantesque. Les bas reliefs montrent des monstres, puis les électeurs principaux du Saint Empire Romain Germanique et aussi des scènes de la résurrection. Nous avons pu même monter sur le muret entourant le tombeau pour admirer le gisant invisible aux yeux des touristes sinon.

Le guide, qui avait les clefs nous a fait rentrer dans une petite salle capitulaire où se situe un tympan montrant la conversion de Saül (Saint Paul), et qui sert maintenant ... d'entrepôt pour des chaises. Dans cette chapelle, Franz-Josef, Sisi firent mettre des statues d'eux-mêmes et de Rudolf à l'occasion de sa naissance.....

Enfin, après être monté en ascenseur (bien conçue cette cathédrale...), nous avons vu le trésor avec moultes objets et retables.

 

Notre guide le Dr. Saliger et la cathédraleNotre guide le Dr. Saliger et la cathédrale
Notre guide le Dr. Saliger et la cathédraleNotre guide le Dr. Saliger et la cathédrale
Notre guide le Dr. Saliger et la cathédraleNotre guide le Dr. Saliger et la cathédrale
Notre guide le Dr. Saliger et la cathédraleNotre guide le Dr. Saliger et la cathédrale

Notre guide le Dr. Saliger et la cathédrale

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L'Istrie maritime : Rovinj.

20 Mai 2016, 15:56pm

Publié par WIEN VIENNA VIENNE.......

Sur la côte ouest de la péninsule, se trouvent deux perles, à savoir les villes de Porec et Rovinj.

Pendant notre voyage, nous étions donc partis le matin de Trieste, nous étions arrêtés dans le centre avec le petit village de Motovun, et nous continuâmes pour arriver à Rovinj, où nous avions reservé un appartement (qui a dû obtenir ses étoiles de gite du temps des communistes yougoslaves.....). La dame était charmante, parlait 4 langues, mais la location était assez basique (pas d'eau chaude dans la cuisine,...). Passons, la location est le point faible de la Croatie et il faut toujours investir sur ce budget là pour avoir un logement correct.

En fait la ville comprend 3 parties :

- le centre autour de son église avec le port (hyper touristique et hyper mignon).

- la ville où les gens vivent (maisons modernes)

- une pinède remplie d'hôtels d'hyper-luxe avec plages privées.

Départ donc pour le centre ville piétonnier, où l'on se perd dans les ruelles, avec le linge qui pend aux fenêtres, dans ses rues avec ses dalles blanches si typiques de la Croatie (un peu glissantes). Le petit port est bordé de restaurants et cafés où il fait bon prendre un verre au soleil (la température a atteint 25 degrés) et en restant constamment rafraichis par le vent qui se lève dans la journée et se calme le soir.

Comme à Split (cf. article de l'an dernier), les gens sont adorables et serviables et ne se prennent pas la tête, en tout cas en ce début de saison où l'on voit surtout des retraités allemands, bataves et anglais.

Le lendemain, nous nous sommes rendus dans une crique pas loin des hôtels mentionnés plus haut, nous asseoir sur des rochers au bord de l'eau claire et transparente (et sans méduses contrairement à Trieste). Ici il n'y a pas de plage de sable mais des galets et des rochers. Bon, l'eau était encore trop fraiche pour une baignade.

Voilà l'histoire de notre périple de 5 jours à Trieste et en Istrie, où nous en avons pris plein les yeux. Nous sommes rentrés à Vienne tranquillement (98% de trajet en autoroute, c'est cool) en passant 6 fois la frontière où on nous a demandé une fois un passeport sur 3.....

Vues de Rovinj.Vues de Rovinj.
Vues de Rovinj.Vues de Rovinj.
Vues de Rovinj.Vues de Rovinj.
Vues de Rovinj.Vues de Rovinj.

Vues de Rovinj.

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L'Istrie romaine (Pula)

20 Mai 2016, 15:32pm

Publié par WIEN VIENNA VIENNE.......

Aujourd'hui, direction l'extrême sud de la péninsule istrienne pour une visite éclair de la ville de Pula (Pulo en italien). 

Avec près de 60.000 habitants, c'est la capitale économique de la province, célèbre pour ses chantiers navals (que la Croatie a dû fermement restructurer avant de rentrer dans l'Europe) issus du 19ème siècle, au temps où cette ville était le port principal de la marine de guerre autrichienne. C'est de là que François- Ferdinand s'embarqua pour aller jusqu'au Japon, guérir lors de ce long voayage les conséquences de la tuberculose attrapée à Vienne.

D'ici, on peut aussi s'embarquer pour visiter Brijuni en bateau, une très jolie île encore très sauvage et toute proche (dont le maréchal communiste Tito avait fait sa résidence privée avec zoo et tout...) Et enfin la principale curiosité réside dans les ruines romaines imposantes léguées par le temps. En effet, les romains avaient conquis la zone et on leur doit la culture de l'olivier et de la vigne toujours présente.

A tout seigneur, tout honneur avec l'amphithéatre datant de l'époque de l'Empereur Auguste. 133 mètres de long pour une largeur de 105 mètres, il fait 35 mètres de hauteur et constitue un des plus grands amphithéatres encore existant au monde. Il fut partiellement reconstruit par les italiens au début du 20ème siècle, qui lui donnèrent son aspect actuel. La moitié des gradins ont été refaits et l'été se déroulent donc des spectacles de théatre et des concerts.

Plus loin, dans la ville, le petit temple d'Auguste, malheureusement en piteux état avec la pierre rongée par la pollution. Il a encore un arc de triomphe mais nous avons zappé.

Les autres choses à visiter sont les fortifications avec nombre de redoutes mises en place par les Autrichiens pour défendre ce port qui ne fut jamais attaqué.

Les arênes (panem et circensens), le temple d'Auguste, le couvent franciscain et la cathédrale.Les arênes (panem et circensens), le temple d'Auguste, le couvent franciscain et la cathédrale.
Les arênes (panem et circensens), le temple d'Auguste, le couvent franciscain et la cathédrale.Les arênes (panem et circensens), le temple d'Auguste, le couvent franciscain et la cathédrale.
Les arênes (panem et circensens), le temple d'Auguste, le couvent franciscain et la cathédrale.Les arênes (panem et circensens), le temple d'Auguste, le couvent franciscain et la cathédrale.
Les arênes (panem et circensens), le temple d'Auguste, le couvent franciscain et la cathédrale.Les arênes (panem et circensens), le temple d'Auguste, le couvent franciscain et la cathédrale.

Les arênes (panem et circensens), le temple d'Auguste, le couvent franciscain et la cathédrale.

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L'Istrie des terres.

20 Mai 2016, 13:19pm

Publié par WIEN VIENNA VIENNE.......

Nous quittons donc Trieste le mardi matin pour rejoindre Rovinj en Istrie par le chemin des écoliers.

On passe d'abord encore en Slovénie par la ville portuaire de Koper (Capo d'Istria) qui était en fait la partie "B" de la ville internationale (Trieste étant la partie "A") et qui fut raccrochée à la Yougoslavie. C'est un port assez connu pour les importations et exportations de voitures, car sa proximité avec le réseau autoroutier d'Europe lui permet de desservir nombre d'usines.

S'ensuit une montée de 0 à 300 mètres par une route départementale escarpée, qui voit passer tout le trafic estival des touristes se rendant en Istrie, et on passe la frontière vers la Croatie (4ème frontière passée en 3 jours et personne ne nous a demandé un papier d'identité malgré la crise des migrants....). Toutes les indications sont en croate et en italien car les deux populations se mélangent dans le secteur.

Avant de rejoindre la côte istrienne, nous avions décidé de passer par l'intérieur des terres et de visiter le village haut perché de Motovun, au milieu de la route de l'huile d'olive et du vin blanc, en plein pays de la truffe. Ce village surplombe la vallée de la Mirna entourée de collines avec toujours ce paysage karstique.

Bien nous en a pris, car le paysage est magnifique. Le pays est très vert avec ses oliviers et chênes verts, et la terre est blanche dans ce secteur. Elle deviendra rouge avec la présence d'oxyde de fer plus près de la côte, ce qui donne de beaux crépis sur les façades des maisons. Nous passons par des petites routes de montagne et accédons enfin à ce joli village.

Petit tour dans le village, arrêt au café de la place, emplettes dans les magasins pour emporter de l'huile, du vin et aussi du Ajvar, mélange local de paprika épicé ou non.

Quelques kilomètres plus loin, nous reprenons l'autoroute (construite et opérée par Bouygues TP depuis 1995) pour nous diriger vers la mer et plus précisément là oùu nous avons réservé un logement, à Rovinj (Rovigno).

Motovun : patchwork de photos du village, de la vue, des ses automobiles récentes.Motovun : patchwork de photos du village, de la vue, des ses automobiles récentes.
Motovun : patchwork de photos du village, de la vue, des ses automobiles récentes.Motovun : patchwork de photos du village, de la vue, des ses automobiles récentes.
Motovun : patchwork de photos du village, de la vue, des ses automobiles récentes.Motovun : patchwork de photos du village, de la vue, des ses automobiles récentes.
Motovun : patchwork de photos du village, de la vue, des ses automobiles récentes.Motovun : patchwork de photos du village, de la vue, des ses automobiles récentes.

Motovun : patchwork de photos du village, de la vue, des ses automobiles récentes.

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Trieste (suite) : les visites

20 Mai 2016, 10:49am

Publié par WIEN VIENNA VIENNE.......

Le jour de notre arrivée, nous sommes montés sur le haut de la colline qui domine le centre où se situe la cathédrale et les fortifications. pour les églises, cela nous change du baroque dominant en Autriche, et les églises romanes sont de toute beauté. La cathédrale contient deux reliquaires des papes Jean XXIII et Jean-Paul II. Juste à côté quelques vestiges montrent la présence d'un temple romain.

Après nous avions aussi visité le musée juif qui se compose de 3 petites salles avec l'histoire de la communauté hébraïque de Trieste et sa malheureuse déportation à partir de 1943. La synagogue n'était ouverte que plus tard, donc nous avons zappé car la fatigue commençait à se ressentir (le tout accompagné d'un bon vent du nord type Bora).

Le lendemain de notre arrivée, nous primes le bus devant l'appartement pour descendre dans le centre visiter quelques endroits. Le système de bus est rapide, propre avec des véhicules plutôt neufs (pour information les tickets ne s'achètent que dans les tabacs, magasins surmontés d'un "T").

Premire destination : le musée d'un palais de Mr Revoltella dans le centre. Sur trois niveaux on découvre les appartements de cet homme d'affaires triestin, qui a même investi dans la construction du canal de Suez. Sa devise inscripte dans l'escalier est "réflexion, entreprise, perséverance". Beaucoup de mobilier et de peintures, mais surtout une petite bibliothèque magnifique. Les deux derniers étages sont par contre consacrés à la peinture moderne de la fin du XIXème siècle avec toutes les acquisitions faites lors des expositions (mostra en italien - comme celle de Venise), le tout dans un cadre très moderne avec du béton brut.

Après un déjeuner bien mérité dans une petite rue du ghetto, nous avons opté pour une séquence shopping où Sixtine s'est offert un sac à main. Nous avons désespérement cherché un torrefacteur pour rapporter du bon café italien, mais aucun ne se profilait à l'horizon dans le centre de la ville. Donc retour à l'appartement après quelques photos sur le port et en compagnie de la statue de J. joyce, écrivain anglais qui passa pas mal de temps dans le secteur.

Et le lendemain, 2 frontières de plus à franchir pour se rendre en Istrie, mais ceci est une autre histoire et fera l'objet d'autres articles.

Cathédrale, amphithéatre, église orthodoxe serbe, musée juif et palais RevoltellaCathédrale, amphithéatre, église orthodoxe serbe, musée juif et palais RevoltellaCathédrale, amphithéatre, église orthodoxe serbe, musée juif et palais Revoltella
Cathédrale, amphithéatre, église orthodoxe serbe, musée juif et palais RevoltellaCathédrale, amphithéatre, église orthodoxe serbe, musée juif et palais RevoltellaCathédrale, amphithéatre, église orthodoxe serbe, musée juif et palais Revoltella
Cathédrale, amphithéatre, église orthodoxe serbe, musée juif et palais RevoltellaCathédrale, amphithéatre, église orthodoxe serbe, musée juif et palais RevoltellaCathédrale, amphithéatre, église orthodoxe serbe, musée juif et palais Revoltella

Cathédrale, amphithéatre, église orthodoxe serbe, musée juif et palais Revoltella

quelques photos de la famille en promenade.quelques photos de la famille en promenade.
quelques photos de la famille en promenade.quelques photos de la famille en promenade.

quelques photos de la famille en promenade.

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Voyage à Trieste

20 Mai 2016, 10:16am

Publié par WIEN VIENNA VIENNE.......

Profitant de la semaine de congés du lycée français de Vienne, nous sommes partis à la découverte de Trieste en Italie et de l'Istrie. Vienne mérite son nom de capitale de l'Europe Centrale car elle est bien située pour aller à de nombreux endroits variés.

En 4 heures 30 de route, nous voilà rendus à Trieste. On traverse la Slovénie montagneuse et 30 kilomètres avant la côte adriatique, on plonge des Alpes à 600 mètres vers un relief de type karstique au bord de la mer. La difffénce de climat en une distance si courte favorise un vent thermique du nord, qui tombe des Alpes et peut souffler jusqu'à près de 200 km/h (surnommé "le Bora").

A peine arrivé à la location située sur les hauteurs de la ville, nous nous rendons dans le centre, dominé par une citadelle et une cathédrale, et qui est organisé de manière très géométrique. Ce jour-là, le navire-école de la marine de guerre italienne AMERIGO VESPUCCI fait escale pour la première fois depuis sa sortie de 2 ans de carénage et des centaines d'italiens font 2 heures d'attente pour le voir....

Le centre du centre, c'est la place de l'unité italienne, qui célèbre l'annexion de cette ville à la République après la Première Guerre Mondiale en même temps que les terres irrédentes (l'équivalent du Lebensraum italien). Malheureusement sur cette place furent aussi décrétées les lois raciales par Mussolini en 1938... A côté de la mairie se trouve le bâtiment de la Lloyds autrichienne, qui montre que cette ville fut clairement économiquement parlant tournée vers la mer.

Italienne aujourd'hui, Trieste a été très longtemps autrichienne (depuis 1300 et des brouettes) et a connu un fort développement sous Charles VI et surtout sa fille Maria-Theresien. Nombre de plaques commémoratives lui rendent encore hommage pour son oeuvre et un quartier porte même son nom (Borgo Teresia situé autour du Canale Grande). D'ailleurs on sent encore l'influence à travers l'architecture (voir les photos ci-dessous) et surtout la ville est très propre.

Marie-Thérèse a aussi favorisé les religions et l'on trouve ici, en plus de la religion catholique romaine dominante, une église orthodoxe implantée par les grecs et maintenant reprise par les serbes, une synagogue et un ghetto qui a compté près de 7.000 juifs avant la 2ème guerre. Enfin, l'Autriche a apporté la culture du café ici et c'est de Trieste qu'est partie la consommation de ce breuvage en Italie. D'ailleurs la société ILLY a ses origines ici.

La ville fut aussi un peu vénitienne, mais pas longtemps et bien sûr les troupes françaises de Napoléon l'occupèrent pour la rattacher à l'Illyrie (la côte dalmate) et à Venise.

Et bien sûr, avant tout cela, il y eu les Romains dont quelques vestiges subsistent, avec en particulier un amphithéatre en plein centre ville.

Donc cette ville est un doux mélange de population avec des influences fortes et nombreuses, italienne, slovène, autrichienne et slave. Les habitants du cru sont très calmes et serviables, et comme il se doit en Italie bien habillés.

Nous y avons passé deux jours et l'article suivant traitera des visites de musées et d'églises faites pendant ce temps.

 

Le centre de la ville de Trieste (ainsi qu'une photo du 3-mâts "Amerigo Vespucci" en escale)Le centre de la ville de Trieste (ainsi qu'une photo du 3-mâts "Amerigo Vespucci" en escale)
Le centre de la ville de Trieste (ainsi qu'une photo du 3-mâts "Amerigo Vespucci" en escale)Le centre de la ville de Trieste (ainsi qu'une photo du 3-mâts "Amerigo Vespucci" en escale)
Le centre de la ville de Trieste (ainsi qu'une photo du 3-mâts "Amerigo Vespucci" en escale)Le centre de la ville de Trieste (ainsi qu'une photo du 3-mâts "Amerigo Vespucci" en escale)
Le centre de la ville de Trieste (ainsi qu'une photo du 3-mâts "Amerigo Vespucci" en escale)Le centre de la ville de Trieste (ainsi qu'une photo du 3-mâts "Amerigo Vespucci" en escale)

Le centre de la ville de Trieste (ainsi qu'une photo du 3-mâts "Amerigo Vespucci" en escale)

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Marchfeld : chateaux et..... asperges

7 Mai 2016, 10:18am

Publié par WIEN VIENNA VIENNE.......

Profitant du beau weekend de l'Ascension, nous sommes partis à la découverte de la région du Marchfeld située à quelques dizaines de kilomètres de Vienne en direction de l'Est. Quelques instants avant d'arriver en Slovaquie, il faut franchir le premier pont sur le Danube depuis Vienne et partir vers le Nord.

Cette partie de l'Autriche est sablonneuse et donc propice à la culture des asperges, dont s'est actuellement la pleine saison. Des petites vertes délicieuses avec une vinaigrette jusqu'aux plus grosses blanches avec une sauce hollandaise, tout est possible.

Dans cette région située en Basse-Autriche, le plus célèbre maréchal des armées autrichiennes de tous les temps, le Prince Eugène von Savoyen (*), a fait construire deux châteaux, en plus des deux palais qu'il possédait à Vienne - le Belvédère et le Palais d'Hiver. Ce sont les chateaux de Schlosshof et de Niederweiden.

(*) participe à la levée du siège de Vienne de 1683, héros du siège de Belgrade où il battit les ottomans, plusieurs batailles avec les français dans le Piémont (une seule de gagnée) etc etc....

Commençons par Niederweiden, le premier situé malheureusement au bord d'une route passante.....C'est un petit bijou sans fioriture baroque pour une fois, et à l'intérieur se tient une des cinq expositions en l'honneur de Franz-Josef à l'occasion du centenaire de sa mort (nous avions déjà faite celle dans la Prunksaal de la bibliothèque nationale). Le thème cette fois-ci est l'amour de la chasse de cet homme, qui a tué 50.000 bêtes dans sa vie d'après les rapports de son journal de chasse : 1.500 cerfs, 1 ours, 2 loups et quantités de lièvres, lapins, etc.... Bon l'exposition prend 15 minutes à être vue au mieux avec 3 fusils, des trophées et quelques peintures, le clou étant un film (en noir et blanc de départ à la chasse de l'Empereur et ses amis).

Poursuivons notre chemin pour 3 kilomètres, et nous voilà devant l'imposant complexe de Schlosshof. Il s'agit d'une grande batisse ocre avec des dépendances et un magnifique jardin "baroque" (le seul problème est la vue directe sur l'usine Volkswagen située en Slovaquie à 3 kilomètres...). Le Prince Eugène le fit construire et n'ayant pas d'héritiers, il le vendit à Marie-Thérèse et François-Etienne son mari qui le re-arrangèrent à leur goût. Bon, on est loin du style chargé de Schönbrunn et la décoration est "baroque-léger".

Et surprise, sur une des cheminées, une cigogne blanche avec son petit. L'endroit du Marchfeld regorge de cigognes qui viennent passer les mois d'été ici avant de repartir en hiver au sud du Sahara. Dans la région vivent aussi des aigles royaux qui nichent sur les collines surplombant le Danube.

Après pour finir, nous allâmes à Marchegg, capitale de la région (un bled de 2.000 habitants) dejeuner en prenant des asperges bio à la sauce hollandaise bien sûr.... Il y avait encore un joli chateau à cet endroit, mais là cela frisait l'overdose pour la journée, donc pas de visite.

Lors du retour sur Vienne, nous avons essayé de trouver une ferme d'asperges conseillée par l'aubergiste, mais malheureusement sans succès. Nous nous sommes donc rabattus sur la seule guinguette vendant asperges (delicieuses) et fraises (pas bonnes) en retournant sur Vienne pour voir notre dernière fille qui ne pouvait pas venir visiter avec nous pour cause de crève carabinée (pas de chance !!!)

Chateau de NIEDERWEIDEN et la production locale d'asperges.
Chateau de NIEDERWEIDEN et la production locale d'asperges.Chateau de NIEDERWEIDEN et la production locale d'asperges.
Chateau de NIEDERWEIDEN et la production locale d'asperges.Chateau de NIEDERWEIDEN et la production locale d'asperges.

Chateau de NIEDERWEIDEN et la production locale d'asperges.

Marchfeld : chateaux et..... asperges
Marchfeld : chateaux et..... aspergesMarchfeld : chateaux et..... asperges
Marchfeld : chateaux et..... aspergesMarchfeld : chateaux et..... asperges
Marchfeld : chateaux et..... aspergesMarchfeld : chateaux et..... asperges

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Election présidentielle autrichienne : analyse du 1er tour

28 Avril 2016, 09:44am

Publié par WIEN VIENNA VIENNE.......

L'élection présidentielle dans ce pays est souvent l'occasion d'élire une personne et non un parti. Généralement, on choisit une personne assez âgée, représentant l'image du sage et respectueuse du concept de consensus très important ici. Si en plus, la personne est catholique, tout va pour le mieux.

Certes le président a peu de pouvoir (plus qu'en Allemagne car il est chef des armées et nomme le chancelier) mais il a une image forte et pas seulement dans le domaine moral. Par exemple Heinz FISCHER, le président sortant, menait la délégation économique de dirigeants qui se rendit l'an dernier en Iran, dès que l'accord sur le nucléaire fut signé.

Enfin, ceci survient alors que les effets dévastateurs d'image de la mise au ban de l'Autriche, lors de l'élection au siècle dernier de Kurt WALDHEIM (*), avaient à peu près disparu, et qu'on était donc revenu dans le concept traditionnel d'un président "grand-père de l'Autriche".

(*) ancien secrétaire de l'ONU mais aussi capitaine dans la Wehrmacht pendant la 2ème guerre modiale, et dans des état-majors de généraux plutôt portés sur la répression (Balkans,...).

 

Et là, patatras, au terme d'une campagne assez terne, c'est le jeune candidat de la droite nationale forte FPÖ, Norbert HOFER, qui vire en tête à 35% et largement devant Mr Van der Bellen à 21% (ex chef des ecologistes) et Mme Griss à 19% (indépendante mais plutôt de droite). Les candidats des deux partis au pouvoir ÖVP et SPO sont même totalement laminés et pointent péniblement en 4ème et 5ème position avec 11% chacun. Un autre candidat indépendant, qui a fait fortune dans l'immobilier, ferme la marche avec 2% (et encore les électeurs ont voté pour lui sûrement à cause de sa femme bimbo de 40 ans de moins que lui...). Il n' y a même pas l'effet de maximisation des votes protestataires suite à une faible participation, car celle-ci fut tout à fait honorable (au-dessus de 60%).

En synthèse, comme le montre l'image de l'Autriche en ce lendemain d'élections, le pays est devenu "bleu" couleur du FPÖ. Seules Vienne et Graz résistent en étant vertes.

Surprise? Oui car même les derniers sondages donnaient Mr Hofer à 22% en 2ème position et que le vote final le place à 35%. Il faut dire que les insituts de sondage autrichiens sont assez nuls et ils sont par exemple soupçonnés fortement de manipulations, en ayant surestimé le vote FPÖ lors des élections régionales de Vienne dans le but de faire peur à l'électorat de gauche et donc de les inciter à voter en masse pour le maire sortant (Mr Haüpl du SPÖ).

Surprise? Non pour le rédacteur de ce blogue qui avait prévu dès la fin des élections régionales à Vienne que le FPÖ était devenu le premier parti d'Autriche et que cela se verrait à la prochaine élection nationale. A force d'être régulièrement à 30% de voix, une fois derrière l'ÖVP une fois derrière le SPÖ, passer premier était devenu mathématiquement sûr. Certes, l'effet est amplifié sur une élection à enjeu moyen, car il est vraisemblable que ce vote fut aussi un vote de défiance par rapport aux 2 partis traditionnels de la grande coalition au pouvoir depuis des années (ÖVP/SPÖ).

La "crise des migrants" est mise en avant comme un autre facteur de ce résultat, illustrant un repli sur soi compréhensible. Un million de personnes (d'une religion autre) qui sont passées depuis un an sur le territoire ont désorganisé les structures d'accueil de ce pays, dont on redécouvre la position centrale en Europe. Maintenant que l'on fait les comptes, il s'agit d'une somme annuelle de 2 milliards d'euros de dépenses complémentaires. De plus la vie quotidienne est gênée par de nombreuses actions de contrôles aux frontières qui se généralisent dans tout le pays (Nickelsdorf, Brenner, Spielfeld,....). Donc le ras-le-bol est bien là.

Et maintenant place au second tour qui se déroulera 4 semaines plus tard, soit le 22 mai. L'avance de Mr Hofer est telle qu'une élection est probable, car jamais les électeurs ne feront de reports massifs de leur vote sur un écologiste comme Mr Van der Bellen. Les pressions exercées, en particulier par l'éternel ennemi allemand, ne feront en plus qu'exacerber la volonté de la majorité de confirmer le vote de dimanche dernier. On entendait à la radio cette semaine des débats où il était "hors de question d'aller prendre des instructions à Berlin" (comprendre : les Prussiens, restez chez vous, en plus avec votre Merkel qui a mis un bazar sans nom chez nous en 2015, avec ses propos sur les réfugiés !!!!).

Reste à savoir ce que Mr Hofer va faire, et en particulier s'il décide de dissoudre le Parlement pour provoquer des élections nationales anticipées. Ce serait sûrement une erreur car il ne respecterait à son tour pas la décision des urnes, ce qui ici est classé comme faute lourde.

La carte de l'Autriche après le vote du premier tour et les résultats detaillés.
La carte de l'Autriche après le vote du premier tour et les résultats detaillés.La carte de l'Autriche après le vote du premier tour et les résultats detaillés.

La carte de l'Autriche après le vote du premier tour et les résultats detaillés.

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Le centième anniversaire de la mort de François- Joseph d'Autriche

13 Mars 2016, 15:00pm

Publié par WIEN VIENNA VIENNE.......

 

A Vienne, on passe son temps à célébrer des bicentenaires, des centenaires, des cent-cinquantenaires, et j'en passe...... Le Congrès de Vienne, l'ouverture de la Ringstrasse, la mort de Mozart, et cette année ce sont les 100 ans de la mort de François- Joseph (le mari de Sisi). A cette occasion, 4 expositions viennent d'ouvrir entre Schönbrunn (2), le dépôt de mobilier de la Hofburg dans la Mariahilferstrasse, un palais de chasse en Basse-Autriche et la salle d'apparat de la Bibliothèque Nationale d'Autriche dans la Hofburg.

Nous nous sommes donc rendus en ce dimanche gris pour voir la première de ce marathon d'expositions, située dans la très belle salle d'apparat de la bibliothèque. L'avantage de cet endroit est qu'il est beau, majestueux avec ses milliers de livres, vaste, pas surchauffé et normalement ignoré des touristes.

Là, au contraire, c'était l'affluence des grands jours avec de nombreux autrichiens qui venaient se souvenir de la grande époque de ce personnage, qui régna 68 ans sur l'empire d'Autriche. La grandeur passée de l'Empire est encore un sentiment très présent et certains autrichiens donnent l'impression que leurs montres sont restées bloquées au drame de Mayerling (mort de Rudolf et de sa maitresse - cf post récent) ou à la chute de l'Empire en 1918...

Il avait tellement de titres que cela prenait une page A4 de les mentionner tous, allant de l'Allemagne (sud), à la Bohême, à la Galicie (Pologne), la Transylvannie (Roumanie ou Hongrie), la côte dalmate, la Lombardie, etc, etc....

L'exposition commence par une frise jumelant sa vie et son règne très long avec les évènements historiques de l'Empire. Elle est après suivie de thématiques sur son caractère (catholique fervent et travailleur), ses aspirations à maintenir coûte que coûte tous les peuples de l'Empire sous une seule bannière, ses femmes (a priori il n'y a pas eu que Sisi dans sa vie - il faut dire qu'elle n'était jamais là et plutôt casse-bonbon), sa passion pour la chasse en particulier l'été dans sa propriété de Bad Ischl (Salzburger Land), ses défaites militaires (nombreuses aussi bien contre les Français que les Prussiens).

La Bibliothèque Nationale d'Autriche conserve par ailleurs le fonds familial composé de plus de 10.000 photographies de la famille impériale à travers les âges et elles servent de support aux explications données. Cette exposition dure jusque fin Novembre 2016, puisqu'il est mort le 21 Novembre au château de Schönbrunn.

Pour information, le journal Kurier édite un guide quelques dizaines de pages sur la vie de l'intéressé (en allemand bien sûr) ce qui permet de zoomer facilement sur un des aspects de sa vie bien remplie.

Extraits de l'exposition "der Ewige Kaiser" à la Bibliothèque Nationale d'Autriche.Extraits de l'exposition "der Ewige Kaiser" à la Bibliothèque Nationale d'Autriche.
Extraits de l'exposition "der Ewige Kaiser" à la Bibliothèque Nationale d'Autriche.Extraits de l'exposition "der Ewige Kaiser" à la Bibliothèque Nationale d'Autriche.
Extraits de l'exposition "der Ewige Kaiser" à la Bibliothèque Nationale d'Autriche.Extraits de l'exposition "der Ewige Kaiser" à la Bibliothèque Nationale d'Autriche.
Extraits de l'exposition "der Ewige Kaiser" à la Bibliothèque Nationale d'Autriche.Extraits de l'exposition "der Ewige Kaiser" à la Bibliothèque Nationale d'Autriche.

Extraits de l'exposition "der Ewige Kaiser" à la Bibliothèque Nationale d'Autriche.

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